Communiqué de presse: IBK à Niamey participe au Comité Afrique de l’IS et rencontre les réfugiés maliens
Bamako, le 23 Mars 2013
C’est à l’occasion d’une réunion du comité Afrique de l’Internationale Socialiste (IS) qu’Ibrahim Boubacar Keita (IBK), président du Rassemblement pour le Mali (RPM), s’est rendu à Niamey au Niger du 16 au 21 mars 2013.
A l’invitation de Mohamed Bazoum, Ministre nigérien des Affaires Etrangères et président du Parti nigérien pour le développement et le socialisme (PNDS – Tarayya), de nombreux partis africains avaient répondu présents pour échanger sur la paix et la sécurité au Sahel. Notamment l’Adema, représentée par Ibrahim Ndiaye et Moustapha Dicko, le Parti socialiste Sénégalais d’Ousmane Tanor Dieng, le Parti démocrate guinéen (PDG), le Front de libération nationale (FLN) algérien, ou encore l’African National Congress (ANC) d’Afrique du Sud. Quant au Parti socialiste français, il était représenté par son Premier secrétaire, Harlem Désir.
La veille de l’événement, Ibrahim Boubacar Keïta s’est entretenu avec son camarade et frère Mahamadou Issoufou, Chef de l’Etat nigérien, avec lequel existe une convergence d’analyse depuis le début de la crise malienne, chose qu’IBK n’a pas manqué de rappeler lors de son intervention. Tout en saluant le rôle déterminant joué par la France, le Tchad, et les pays de la CEDEAO, il a présenté les causes profondes de la crise malienne, avant d’évoquer les voies de sortie de crise.
L’ancien Premier ministre malien a expliqué que la situation de son pays était due, entre autres, à l’affaissement de l’Etat depuis plusieurs années, au déficit démocratique malgré les « discours lénifiants sur la démocratie exemplaire », au consensus à la malienne, « qui a empêché tout débat sur les enjeux fondamentaux qui concernaient l’avenir du pays », et enfin « aux erreurs dans la gestion des rebellions passées, notamment les Accords d’Alger de 2006 ».
Parmi les voies de sortie de crise, il a insisté sur la poursuite des opérations militaires jusqu’au recouvrement de l’intégrité territoriale du Mali, y compris la région de Kidal, et a souhaité un mandat clair et précis pour la future force des Nations Unies. Pour lui, « l’organisation d’élections libres et transparentes constitue également une étape majeure de la sortie de crise », de même que « le dialogue et la réconciliation nationale, qui doivent faire partie des priorités ». Pour IBK, le pouvoir issu des urnes devra avant tout s’atteler à « reconstruire un Etat malien légitime, qui soit en mesure d’assumer ses missions fondamentales ».
En marge de cet événement, l’Ancien Premier ministre a tenu à rencontrer les réfugiés maliens, dont environ 60 000 se trouvent au Niger. Il est venu s’enquérir de leur situation et les rassurer quant à l’évolution positive de la situation au Mali.
Lors de la rencontre, qui s’est tenue le 20 mars au siège du PNDS – Tarayya, les réfugiés maliens, dont la plupart sont originaires de la région de Gao, ont tenu salué le gouvernement nigérien pour son très bon accueil et l’appui régulier à travers la scolarisation des enfants et l’octroi de vivres.
Après un échange long et fécond, IBK les a assuré de tout son soutien et leur a remis une somme symbolique de 1 million de Francs CFA, en promettant de transmettre leurs doléances aux autorités nationales.
Avant son retour pour Bamako, le Président du RPM et Abrahmane Sylla, Vice Président de l’Assemblée nationale et secrétaire aux relations extérieures du parti, ont animé une réunion de la section RPM du Niger.
Secrétariat à la Communication
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